
Les invasions biologiques génèrent un spectre d’impacts qui vont bien au-delà de la simple prédation ou compétition entre espèces considérées dans les évaluations classiques qui placent l’espèce au cœur de son raisonnement. Les invasions biologiques interagissent étroitement avec l’écosystème local, elles peuvent modifier durablement les sols, l’eau ou encore les interactions écologiques. La classification des impacts environnementaux des taxons exotiques (EICAT) fournit un cadre normalisé pour évaluer leurs effets, mais se concentre principalement sur les impacts au niveau des populations. Laís Carneiro, Franck Courchamp et collaborateurs ont développé un nouvel outil de classification, l’Extended EICAT (EEICAT), qui intègre les impacts à trois niveaux : 1) celui des individus et des populations (avec des impacts sur le comportement ou la santé des individus par exemple), 2) celui des communautés d’espèces (assemblages d’espèces et aires de distribution par exemple), et enfin 3) celui des écosystèmes et de leurs composantes physiques et chimiques.
Lire l’article : https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3003665#
Lire l’article de The Conversation : https://theconversation.com/derriere-les-invasions-biologiques-un-remodelage-silencieux-des-ecosystemes-277411
Ecouter l’émission sur RTS : https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/especes-invasives-un-nouvel-outil-pour-mesurer-leurs-effets-sur-les-ecosystemes-29180352.html