Emmanuelle Baudry

Poste : Professeur
Poste détaillé : Professeur Université Paris Saclay

Équipe : Processus Écologiques et Pressions Anthropiques

Coordonnées :
Laboratoire Écologie, Société et Évolution – IDEEV
Bureau 2109 Bât. 680 – 12, route 128
91190 Gif Sur Yvette

Tél :

Fax :

Email : emmanuelle.baudry (at) universite-paris-saclay.fr

Activités de recherche

Mots clefs : Ecologie urbaine, Biologie de la conservation, interdisciplinarité,  écologie comportementale, évolution de la personnalité.

Depuis quelques années, mes travaux s’inscrivent principalement dans le cadre de l’écologie urbaine. Je m’intéresse particulièrement aux conditions du maintien en milieu périurbain de la biodiversité ainsi que des services écosystémiques qui lui sont associés. De plus, la protection de la biodiversité en milieu urbain nécessitant l’implication des citoyens, je m’intéresse également aux relations qu’entretiennent les urbains avec la biodiversité.

Projet ANR GARLAND : les jardins, une opportunité pour la conservation de la biodiversité en milieu péri-urbain.

En collaboration avec  C. Bessa-Gomes, B. Collard,  C. Hanot, Q. Dutertre, M. Lachaise (UMR ESE),  R. Mélot (SAD-APT), Ségolène Darly et Mathile Riboulot-Chétrit (LADYSS).

Ce projet propose une approche pluridisciplinaire mêlant écologie, sociologie et géographie pour étudier les facteurs qui modifient la biodiversité des jardins privés et leur capacité à la conserver dans les espaces péri-urbains. En effet, dans un contexte où les espaces urbains connaissent une forte croissance, les jardins constitue une surface importante au sein des espaces verts urbains (50,5% en Ile de France) et sont donc des lieux à enjeux pour la biodiversité. Ils sont de plus des lieux peu étudiés par la recherche académique alors qu’ils sont en expansion du fait qu’une partie de plus en plus importante de la population habite les zones périurbaines. La biodiversité de ces espaces est  dessinée par des interactions entre des facteurs sociaux, écologique et environnementaux. C’est d’autant plus vrai dans les jardins où les choix de gestion des propriétaires ont un impact très important sur la biodiversité de leur jardin. Cela rendant donc indispensable l’approche pluridisciplinaire du projet.

Dynamiques de la biodiversité et des services écosystémiques au cours du développement péri-urbain.

En collaboration avec  C. Bessa-Gomes, E. Bonnaud, F. Chiron, C. Hanot, F. Hulot,  S. Karolak, Y. Levi (laboratoire ESE) et avec des chercheurs des laboratoires EGCE, ECOSYS et SAD-APT.

A l’heure actuelle, l’urbanisation est une des principales pressions anthropiques qui pèsent sur la biodiversité. L’équipe Ecologie des Populations et des Communautés dont je fais partie développe depuis 2014 un projet visant à comprendre la dynamique de la biodiversité et des services écosystémiques pendant le développement périurbain. Nous suivons en parallèle l’évolution de la biodiversité du plateau de Saclay et des services écosystémiques qui lui sont associés, ainsi que les pressions anthropiques qui s’exercent sur le territoire, en particulier la contamination de l’environnement par des polluants et la modification de l’occupation des sols. La finalité sera de comprendre et modéliser les relations qui existent entre pressions anthropiques, biodiversité et services écologiques afin de développer des outils pour favoriser la coexistence entre la biodiversité, l’urbanisation et les activités agricoles.

L’intérêt pour la nature dans un contexte d’urbanisation

En collaboration avec C Bessa-Gomes, M. Levé, AC Prévot

Un peu paradoxalement, les villes pourraient participer significativement à la préservation de la nature, à la fois en favorisant l’aménagement d’espaces de nature de tailles variées au sein des villes, mais surtout en luttant contre la déconnexion observée entre les citadins et la nature. Les espèces animales et végétales présentes en ville pourraient ainsi être une excellente opportunité pour favoriser la « reconnexion » des citadins avec la nature (Prévot et al. 2011). Notre projet vise à décrire et comprendre comment se structure l’intérêt des français pour la nature. Il est basé sur un questionnaire réalisé grâce au dispositif ELIPSS (Étude Longitudinale par Internet Pour les Sciences Sociales).

TERRItoires d’interface et BIOdiversité urbaine : le plateau de Saclay

En collaboration avec R Mélot, S Darly, C Petit, D Spaak, P Frileux, AC Prévot

Le projet TERRIBIO Saclay est centré sur l’analyse de la biodiversité urbaine et cultivée comme vecteur de représentations sociales et comme objet pour l’action publique locale. Les recherches seront menées sur le plateau de Saclay, un territoire marqué par une forte dynamique d’artificialisation et qui présente des enjeux importants en termes de coexistence et d’utilisation des espaces urbains et des espaces ouverts, agricoles ou semi-naturels, et de la biodiversité. Le projet prendra en compte une pluralité d’échelles d’analyse, aussi bien du point de vue des sciences sociales (sociologie, géographie, ethnologie) que des sciences de la vie (écologie, agronomie). Le projet associe une équipe pluridisciplinaire en SHS (sociologie, géographie) avec un collectif de chercheurs travaillant en écologie et à l’interface entre les SHS et les sciences de la vie (ethnoécologie, psychologie de l’environnement).

Laboratoire Ecologie, Systématique et Evolution

Enseignement

J’enseigne principalement la génétique quantitative, l’écologie, la génétique des populations et la biologie évolutive. Je suis responsable des UE L’homme et la biodiversité  (L2) et Ecologie Evolutive (M1), et coresponsable des UE Génomes, Phénotypes et Population (M2).